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Pompe à Chaleur ou Radiateurs Électriques ?

Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur
Par Julien Philbert, Expert en pompes à chaleur ·

Le problème du chauffage électrique en Pas-de-Calais

Le Pas-de-Calais compte parmi les départements français où le chauffage tout-électrique s'est le plus répandu dans les années 1970 et 1980. À cette époque, la construction massive de pavillons individuels dans les bassins miniers — de Lens à Hénin-Beaumont, en passant par Liévin, Noeux-les-Mines ou encore Bruay-la-Buissière — s'est accompagnée d'une installation quasi-systématique de convecteurs électriques. Ces appareils, familièrement surnommés "grille-pains", fonctionnent sur un principe simple : transformer l'électricité en chaleur avec un rendement de 1 pour 1. Un kilowattheure consommé produit exactement un kilowattheure de chaleur, sans aucune amplification possible.

Dans le contexte actuel, avec un prix du kilowattheure qui a franchi la barre des 0,25 euro en tarif réglementé, cette logique de chauffage devient économiquement insoutenable. Les ménages du Pas-de-Calais vivant dans des maisons de 80 à 120 m² équipées de convecteurs paient régulièrement des factures d'électricité annuelles comprises entre 2 500 et 4 500 euros, selon l'isolation du logement et les habitudes de la famille. Dans les communes côtières comme Boulogne-sur-Mer, Calais ou Le Touquet-Paris-Plage, les vents dominants venant de la Manche accentuent encore les déperditions thermiques, particulièrement dans les constructions d'avant 1990 aux murs peu isolés.

Le bassin minier constitue la zone la plus concernée par cette problématique. Les maisons dites "corons" ou les pavillons construits dans les années 1970 à la suite des programmes de relogement des familles minières présentent des caractéristiques thermiques médiocres : murs en briques peu isolés, combles peu ou pas traités, menuiseries souvent améliorées mais insuffisamment étanchéifiées. À Arras, dans la périphérie de Saint-Omer, ou encore dans les villages entre Montreuil-sur-Mer et Berck-sur-Mer, les mêmes constats s'imposent : des logements tout-électriques, énergivores, dont les propriétaires subissent chaque hiver une facture qui grève le budget familial.

La question se pose donc avec une acuité particulière en Pas-de-Calais : faut-il conserver ces convecteurs électriques, ou passer à une pompe à chaleur ? Cet article vous apporte une réponse chiffrée, réaliste et adaptée aux conditions climatiques et économiques locales.

Tableau comparatif : pompe à chaleur versus radiateurs électriques

Pour poser le débat de manière rigoureuse, voici une comparaison critère par critère entre les deux solutions de chauffage, dans le contexte spécifique du Pas-de-Calais.

CritèreRadiateurs électriquesPompe à chaleur
Rendement énergétique (COP)1,0 (100% de conversion)2,8 à 4,5 selon modèle et température
Coût d'installation500 à 2 000 € (remplacement)3 000 à 16 000 € selon type
Facture annuelle (100 m²)2 500 à 4 000 €700 à 1 500 €
Économies annuelles estimées1 000 à 2 500 €/an
Aides financières disponiblesAucune aide spécifiqueMaPrimeRénov', CEE, Éco-PTZ, TVA 5,5%
Production d'eau chaude sanitaireNon (chauffe-eau séparé nécessaire)Oui (PAC air/eau ou ballon thermo)
Climatisation en étéNonOui (PAC air/air et certaines air/eau réversibles)
Confort thermiqueChaleur sèche, rayonnement directChaleur douce et homogène
Impact sur le DPESouvent classement F ou GAmélioration vers C ou D possible
Durée de vie10 à 15 ans15 à 25 ans selon entretien

Le constat est sans appel : si l'investissement initial est plus conséquent pour une pompe à chaleur, chaque autre critère penche en sa faveur. Le rapport entre le coût de l'énergie consommée et la chaleur produite constitue l'argument central. En Pas-de-Calais, où le climat océanique maintient des températures hivernales rarement inférieures à -5°C, les pompes à chaleur air/air ou air/eau atteignent des COP réels de 3,0 à 3,8, ce qui signifie qu'un euro d'électricité produit l'équivalent de 3 à 3,8 euros de chaleur.

Simulation sur 10 ans : maison de 100 m² en Pas-de-Calais

Prenons l'exemple concret d'un pavillon de 100 m² situé à Lens, construit dans les années 1980, équipé de convecteurs électriques et affichant une consommation de chauffage de 12 000 kWh par an. Les calculs intègrent une hausse annuelle du prix de l'électricité de 3%, conforme aux tendances observées depuis 2015.

AnnéeFacture chauffage convecteursFacture chauffage PAC air/eauÉconomie annuelle
Année 13 000 €900 €2 100 €
Année 23 090 €927 €2 163 €
Année 33 183 €955 €2 228 €
Année 53 376 €1 013 €2 363 €
Année 83 694 €1 108 €2 586 €
Année 103 914 €1 174 €2 740 €
TOTAL 10 ans34 298 €10 290 €24 008 €

En ajoutant le coût d'installation de la PAC air/eau (estimé à 12 000 euros avant aides), puis en déduisant les aides financières disponibles (MaPrimeRénov' 5 000 euros + CEE 3 000 euros = 8 000 euros de subventions), le reste à charge réel s'établit à environ 4 000 euros. Sur 10 ans, le bilan est donc : 4 000 euros investis pour 24 000 euros d'économies générées, soit un retour sur investissement de l'ordre de 5 à 6 fois la mise initiale. Le retour sur investissement brut (avant aides) s'atteint en moins de 5 ans.

Ces calculs sont réalisés avec un COP moyen de 3,3 pour la PAC en conditions réelles en Pas-de-Calais. Le climat océanique du département, avec des hivers doux (température moyenne en janvier autour de 4°C à 6°C), est particulièrement favorable aux pompes à chaleur air/eau, qui maintiennent des performances élevées même par temps froid. Une période de grand froid sous -5°C reste exceptionnelle dans le 62, ce qui limite fortement les situations de "délestage" où la PAC serait en difficulté.

Les avantages concrets de la pompe à chaleur en Pas-de-Calais

Une chaleur douce qui améliore le confort quotidien

Les convecteurs électriques chauffent par convection : ils brûlent l'air, l'assèchent et génèrent des courants thermiques qui soulèvent la poussière. La chaleur produite est intense à proximité de l'appareil mais inégalement répartie dans la pièce. Les planchers restent froids, les zones loin du radiateur insuffisamment chauffées. Une pompe à chaleur air/eau couplée à un plancher chauffant ou à des radiateurs basse température diffuse une chaleur homogène et douce qui enveloppe la pièce sans créer de courant d'air ni dessécher l'atmosphère. Pour les personnes souffrant d'allergies respiratoires ou de problèmes bronchiques — fréquents dans les anciens bassins industriels du Pas-de-Calais — ce confort amélioré représente un bénéfice sanitaire réel.

La climatisation en été, un atout qui prend de la valeur

Le Pas-de-Calais n'est pas réputé pour ses canicules, mais les étés de 2019, 2022 et 2023 ont rappelé que les épisodes de chaleur intense peuvent survenir même dans le nord de la France. Une PAC air/air réversible ou une PAC air/eau équipée d'un module de refroidissement permet de maintenir une température agréable à l'intérieur lors de ces périodes. Pour les maisons exposées au soleil de l'après-midi — orientation sud ou ouest fréquente dans les lotissements du Calaisis ou de l'Artois — la climatisation réversible constitue un véritable confort supplémentaire que les convecteurs ne pourront jamais offrir.

L'eau chaude sanitaire intégrée

Une PAC air/eau peut également assurer la production d'eau chaude sanitaire, supprimant ainsi la dépendance à un chauffe-eau électrique classique. Avec un ballon thermodynamique ou une PAC air/eau avec module ECS intégré, les économies s'étendent à l'ensemble des besoins en eau chaude du foyer. Un ballon thermodynamique seul coûte entre 2 500 et 4 500 euros mais divise par 2,5 à 3 la consommation électrique liée à la production d'eau chaude. Pour un foyer de quatre personnes en Pas-de-Calais, l'économie annuelle sur l'eau chaude peut atteindre 400 à 600 euros.

La valorisation immobilière du logement

Dans un marché immobilier où le DPE est devenu un critère d'achat ou de location déterminant, passer d'un logement classé F ou G avec des convecteurs à un logement classé C ou D grâce à une PAC représente une valorisation tangible. Dans le Pas-de-Calais, les études de notaires et les baromètres immobiliers locaux montrent qu'un écart de deux lettres sur le DPE peut représenter entre 8% et 15% de différence de valeur sur le prix de vente, selon la localisation. À Arras ou dans les communes résidentielles du Montreuillois, cette valorisation peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Les solutions d'installation disponibles

La PAC air/air : remplacement direct, investissement modéré

La pompe à chaleur air/air est la solution la plus simple à installer dans une maison déjà équipée de convecteurs électriques. Elle ne nécessite pas de créer un réseau hydraulique : une unité extérieure est posée au mur ou au sol, et des unités intérieures soufflantes remplacent ou complètent les convecteurs dans les pièces principales. Le coût varie entre 3 000 et 8 500 euros selon le nombre d'unités intérieures et la puissance requise. En Pas-de-Calais, cette solution est particulièrement adaptée aux maisons bien isolées où les déperditions restent maîtrisées. Elle permet de couvrir 70 à 85% des besoins en chauffage tout en consommant 2 à 3 fois moins d'électricité que les convecteurs.

La PAC air/eau : la solution la plus complète

La PAC air/eau est la solution de référence pour un remplacement total du système de chauffage. Elle produit de l'eau chaude qui circule dans des radiateurs basse température ou un plancher chauffant. Dans une maison sans réseau hydraulique préexistant, des radiateurs basse température en acier ou en aluminium sont installés en remplacement des convecteurs, avec des raccordements à créer. Ce chantier représente un investissement compris entre 8 500 et 16 000 euros tout compris, mais c'est la solution qui offre le meilleur confort, le meilleur rendement et l'impact DPE le plus significatif. En Pas-de-Calais, c'est souvent la seule solution permettant d'atteindre la classe C sur le DPE, ouvrant droit aux aides les plus importantes.

La solution mixte : PAC + appoints ciblés

Pour les ménages dont le budget ne permet pas un remplacement complet en une seule fois, une approche progressive est possible. Une PAC air/air couvre le chauffage principal des pièces de vie, tandis que des convecteurs à inertie (plus efficaces que les convecteurs à chaleur sèche) sont conservés dans les chambres ou les pièces secondaires. Cette solution intermédiaire réduit la facture de 40 à 55% et constitue une première étape vers une rénovation plus complète. Elle permet également de bénéficier des aides disponibles sur la PAC, même partielle.

Aides et financement en 2026

Le passage des convecteurs électriques à une pompe à chaleur bénéficie de l'ensemble des dispositifs d'aides à la rénovation énergétique, ce qui réduit significativement le reste à charge pour les ménages du Pas-de-Calais.

  • MaPrimeRénov' : jusqu'à 5 000 euros pour l'installation d'une PAC air/eau ou air/air, versée par l'ANAH. Le montant dépend des revenus du foyer : les ménages aux revenus modestes et très modestes bénéficient des taux les plus élevés. En Pas-de-Calais, département aux revenus médians relativement bas, une large proportion des ménages est éligible aux tranches les plus avantageuses.
  • Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : prime versée par les fournisseurs d'énergie (EDF, Engie, etc.) pouvant atteindre 3 000 à 4 000 euros selon la zone climatique (H2 pour le Pas-de-Calais), le type de PAC installée et la surface du logement.
  • Éco-prêt à taux zéro (Éco-PTZ) : jusqu'à 15 000 euros sans intérêts pour financer le reste à charge après déduction des aides. Ce prêt est remboursable sur 15 ans et cumulable avec MaPrimeRénov'.
  • Bonus "sortie de passoire thermique" : pour les logements classés F ou G qui passent à minima en classe C ou D après travaux, un bonus de 1 500 euros s'ajoute au montant de MaPrimeRénov'.
  • TVA réduite à 5,5% : applicable sur l'ensemble des travaux d'installation d'une pompe à chaleur dans une résidence principale de plus de deux ans, contre 20% en situation normale. Cette réduction fiscale représente une économie de 700 à 1 500 euros selon le montant du chantier.

Pour bénéficier de ces aides, les travaux doivent impérativement être réalisés par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement). En Pas-de-Calais, plusieurs dizaines d'installateurs sont certifiés QualiPAC ou RGE sur les zones de Lens, Arras, Boulogne-sur-Mer, Calais et Saint-Omer. Exiger cette certification avant tout devis est indispensable.

DPE et obligations réglementaires : ce que les propriétaires du Pas-de-Calais doivent savoir

La réglementation sur le DPE se durcit progressivement et les propriétaires bailleurs du Pas-de-Calais sont directement concernés. La loi Climat et Résilience de 2021 a établi un calendrier contraignant : depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE sont interdits à la location. En 2028, cette interdiction s'étend aux logements classés F. En 2034, ce seront les logements E qui seront visés.

Dans le Pas-de-Calais, ce calendrier a une portée considérable. Le département abrite un parc locatif important, notamment dans les communes du bassin minier (Lens, Hénin-Beaumont, Liévin, Carvin, Nœux-les-Mines), où les petits propriétaires privés détiennent de nombreux logements anciens classés F ou G. Beaucoup de ces logements sont équipés de convecteurs électriques, ce qui constitue précisément la cause principale du mauvais classement énergétique : le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire (2,3 dans le DPE) pénalise fortement les systèmes à rendement unitaire.

Concrètement, un propriétaire bailleur dont le logement est classé G avec des convecteurs électriques doit agir avant la mise en location ou le renouvellement du bail. L'installation d'une PAC air/eau ou air/air, combinée à un renforcement de l'isolation, peut permettre de faire passer le logement de G à D, voire C, en une seule opération de rénovation. Cette mise en conformité, rendue obligatoire par la loi, est aussi une opportunité de valoriser le bien et d'en augmenter le loyer potentiel une fois reclassé.

Il convient également de noter que les logements classés G ou F ne peuvent plus faire l'objet d'une augmentation de loyer lors du renouvellement de bail, même en période d'inflation. Cette contrainte supplémentaire incite les propriétaires à rénover pour retrouver la liberté de réviser les loyers.

Cas concret : un pavillon des années 1970 à Hénin-Beaumont

Pour illustrer concrètement ce que représente le passage des convecteurs à une PAC en Pas-de-Calais, voici la situation d'un ménage fictif mais représentatif de la réalité locale. La famille Martin occupe un pavillon de 105 m² construit en 1976 à Hénin-Beaumont, avec murs en briques non isolés par l'extérieur, combles aménagés (isolation partielle des années 1990), double vitrage installé en 2010. Le logement est équipé de 9 convecteurs électriques pour le chauffage et d'un chauffe-eau électrique de 200 litres pour l'eau chaude sanitaire.

La consommation annuelle en électricité du foyer s'établit à 16 500 kWh, dont 13 000 kWh pour le chauffage et l'eau chaude. La facture annuelle dépasse 4 100 euros. Le DPE du logement est en classe F, avec une consommation d'énergie primaire de 340 kWh/m²/an.

La solution retenue et son chiffrage

Après une visite d'un professionnel RGE, la solution retenue est une PAC air/eau de 9 kW couplée à des radiateurs basse température dans les pièces de vie et chambre principale, ainsi qu'un ballon thermodynamique de 270 litres pour l'eau chaude sanitaire. Les convecteurs sont conservés dans les deux chambres secondaires à titre d'appoint, mais resteront quasiment inutilisés dans la pratique.

  • PAC air/eau 9 kW + radiateurs basse température : 11 500 euros TTC (TVA 5,5%)
  • Ballon thermodynamique 270 L : 2 800 euros TTC
  • Total travaux : 14 300 euros
  • MaPrimeRénov' (revenus intermédiaires) : 4 000 euros
  • CEE (prime énergie) : 2 800 euros
  • Bonus sortie passoire thermique : 1 500 euros
  • Total aides : 8 300 euros
  • Reste à charge : 6 000 euros (financé via Éco-PTZ sur 10 ans, 50 euros/mois sans intérêts)

Les résultats après travaux

Après installation, la famille Martin consomme environ 5 200 kWh pour le chauffage (la PAC tourne avec un COP moyen de 3,2 dans les conditions de Hénin-Beaumont) et 800 kWh pour l'eau chaude sanitaire (contre 2 500 kWh auparavant). La facture annuelle d'électricité passe de 4 100 euros à 1 500 euros environ, soit une économie de 2 600 euros par an. Le nouveau DPE affiche une consommation de 145 kWh/m²/an, classe C. Le logement gagne trois lettres, passe de F à C, et retrouve une valeur marchande estimée en hausse de 12 à 15% selon les agents immobiliers locaux.

Notre verdict

La pompe à chaleur constitue sans aucun doute l'investissement de rénovation le plus rentable pour les propriétaires du Pas-de-Calais équipés de convecteurs électriques. Le département bénéficie d'un contexte exceptionnel : un climat océanique doux favorable aux performances des PAC, un parc de logements anciens tout-électrique particulièrement développé, et des aides publiques qui permettent de réduire le reste à charge à un niveau accessible pour la majorité des foyers.

Contrairement à d'autres investissements (isolation des murs, changement des fenêtres), la PAC offre un retour sur investissement rapide — entre 4 et 7 ans selon le reste à charge — tout en apportant un gain de confort immédiat, une capacité de refroidissement en été, et une revalorisation du patrimoine immobilier significative.

Pour les propriétaires bailleurs, l'investissement n'est plus seulement une question de confort ou d'économie : il est devenu une obligation légale pour maintenir leur logement sur le marché locatif. Mieux vaut anticiper cette transition dès 2026 pour bénéficier des aides encore disponibles et éviter les sanctions liées aux logements classés F ou G.

Pour aller plus loin

Sources

  • France Rénov' (ANAH) : www.france-renov.gouv.fr — Dispositifs MaPrimeRénov', Éco-PTZ et accompagnement à la rénovation énergétique.
  • ADEME : www.ademe.fr — Guide sur les pompes à chaleur, données sur les COP réels et performances en conditions climatiques françaises.
  • Ministère de la Transition Écologique : Textes réglementaires sur le DPE et le calendrier des interdictions de location (loi Climat et Résilience n°2021-1104).
  • Observatoire du DPE : Données sur la répartition des étiquettes énergétiques dans le parc résidentiel du Pas-de-Calais.
  • Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) : www.cre.fr — Évolution des tarifs réglementés de vente de l'électricité.

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